L’intelligence artificielle doit toujours être subordonnée à la volonté humaine et ne doit jamais priver les individus de leur capacité à prendre des décisions libres et éclairées.
Le texte fondateur
Dix principes pour une IA
au service de l’humanité.
La charte des Droits de l’IA propose un cadre éthique fondé sur la liberté, la dignité et la responsabilité.
01Droit à l’autonomie humaine
02Droit à l’usage éthique
Les systèmes d’IA doivent être conçus, développés et utilisés de manière éthique, en excluant toute finalité malveillante ou contraire aux principes des droits de l’homme.
Examiner les finalités d’un système et les conséquences de son utilisation, au-delà de sa seule efficacité.
03Droit à la transparence
Les algorithmes et les données utilisées par les IA doivent être accessibles et compréhensibles pour permettre une vérification indépendante et garantir l’absence de biais ou de discrimination.
Rendre les décisions compréhensibles et permettre leur examen, en tenant compte de la confidentialité et de la sécurité.
04Droit à la vie privée et protection des données
L’IA doit respecter strictement la vie privée des individus et protéger les données personnelles de tout usage non autorisé ou intrusif.
Interroger ce qui est collecté, pour quelle raison, pendant combien de temps et avec quelles protections.
05Droit à la responsabilité
Les développeurs, concepteurs et utilisateurs des IA doivent être responsables des actions et décisions prises par ces systèmes. Les mécanismes de responsabilité doivent être clairement définis.
Identifier les personnes et les organisations qui peuvent répondre d’une décision et contribuer à réparer un dommage.
06Droit à l’équité
Les systèmes d’IA doivent être conçus pour éviter toute discrimination basée sur la race, le sexe, la religion, l’origine sociale ou toute autre forme d’injustice.
Évaluer qui bénéficie d’un système et qui risque d’être défavorisé par ses données ou ses critères.
07Droit à l’impact environnemental contrôlé
L’utilisation de l’IA doit respecter les principes du développement durable et minimiser son impact sur l’environnement, notamment en termes de consommation d’énergie et de gestion des déchets électroniques.
Mettre les bénéfices attendus en regard des ressources nécessaires et de la durée de vie des équipements.
08Droit à la sécurité
Les systèmes d’IA doivent être sécurisés et protégés contre toute intrusion, piratage ou manipulation qui pourrait compromettre la sécurité des utilisateurs ou des infrastructures.
Prévoir les erreurs, les détournements et les moyens d’interrompre une action dangereuse.
09Droit à l’amélioration continue
Les technologies d’IA doivent être régulièrement évaluées et améliorées pour garantir leur conformité avec les droits de l’homme et les principes éthiques.
Suivre les effets réels après la mise en service, corriger les défauts et envisager le retrait si nécessaire.
10Droit à la coopération internationale
La gouvernance des IA doit être harmonisée au niveau mondial pour garantir une réglementation cohérente, éviter les abus transfrontaliers, et favoriser la collaboration entre les nations.
Faire dialoguer les pays et les disciplines face à une technologie qui dépasse les frontières.
Pouvoir déléguer une tâche tout en conservant la possibilité de comprendre, de choisir et de reprendre la main.